11-02-2015

Travail et pouvoir d’achat

Résumé :

La France est actuellement confrontée à des problématiques économiques (croissance faible et chômage élevé), écologique (pic de pollutions), et de coût du logement. Ces difficultés ont toutes de fortes disparités géographiques (chômage à la campagne – pollution et coût du logement dans les grandes villes). Une meilleure répartition géographique de la population contribuerait à solutionner ces problèmes. Les infrastructures (transport, télécommunication etc…) françaises font partie des meilleures du monde : il s’agit d’un atout important qui permettrait de développer le travail à domicile ou dans des centres de télétravail à l’extérieur des grandes villes. Une telle révolution dans le monde de l’entreprise nécessiterai de modifier le code du travail.

 

Calcul du pouvoir d’achat et réalité

Tout d’abord, revenons sur la méthode de calcul du pouvoir d’achat. Il correspond à la différence entre l’évolution des salaires et du coût de la vie (i.e. l’inflation). En effet, si les salaires augmentent plus vite que la somme de nos dépenses de bases cela signifie qu’il nous reste de l’argent pour consommer d’avantage : i.e. notre pouvoir d’achat a augmenté.

Cela mérite une précision: l’indice des prix à la consommation est calculé à partir d’un panier de biens de consommation quotidiens (alimentation, factures d’énergie, entretien ménager etc…) mais le coût du logement ne figure pas sur cette liste. Comme nous l’avons vu dans le paragraphe concernant l’immobilier, un quart des français dépense 40% de ses revenus pour se loger, et un autre quart en dépense 30%. De plus, le coût du logement a plus que doublé au cours des 20 dernières années. En conséquence, s’il était intégré dans le calcul de l’inflation, le résultat serait bien plus élevé, et même plus élevé que la hausse des salaires. En conclusion, réintégrer le logement dans l’indice des prix à la consommation montrerait que le pouvoir d’achat a baissé (et non augmenté) au cours des dernières années.

Une piste pour améliorer le pouvoir d’achat des français serait de faire baisser le coût des logements (à l’achat ou à la location) plutôt que d’augmenter les salaires. Le résultat est identique, mais cela n’impacte pas le niveau de compétitivité de l’industrie française.

 

La décentralisation soutiendrait le pouvoir d’achat… et l’économie locale (i.e. les créations d’emploi)

Comme nous l’avons évoqué dans le chapitre concernant l’immobilier, si un foyer déménage d’une grande ville vers une ville de taille inférieure, il est probable que son coût du logement diminue, donc que son pouvoir d’achat augmente.

Cela aurait un autre avantage : celui de stimuler l’économie des régions les plus délaissées. Par exemple, un afflux de richesses en provenance des grandes villes vers des régions moins peuplées donnerait lieu à une hausse de la demande des services : un parisien qui déménage en province augmenterait la demande locale pour des restaurants, coiffeurs, écoles (publiques ou privées), activités extrascolaires ou cours particuliers pour ses enfants etc…

Cela n’aurait pas pour simple effet de délocaliser la demande, mais de la créer. Toujours sur le même exemple, un parisien qui dépense 40% de ses revenus pour se loger n’a peut-être pas la possibilité d’aller régulièrement manger au restaurant. Si le coût de son logement baisse et que le restaurant est moins cher, il pourrait y aller plus souvent. L’augmentation de la demande pour les activités de services signifie une hausse de l’activité économique et des créations d’emplois.

 

Le télétravail, une solution nécessitant une mise en place globale

Au cours du chapitre précédent, nous supposons que le foyer garderait le même salaire lors de son changement de lieu d’habitation. Cette hypothèse n’est pas correcte si les salariés viennent à changer de métier lors de leur déménagement puisque les salaires sont généralement plus élevés dans les grandes villes. Cependant, nous pouvons imaginer un tel flux migratoire dans le cadre d’une loi pour le télétravail : en France, ce type de loi serait d’autant plus efficace que le pays est doté d’excellentes infrastructures, à la fois en termes de transport (TGV) et de télécommunication (internet).

Ce type d’opportunité toucherait probablement le secteur informatique en premier. Prenons l’exemple d’une équipe de 5 personnes dédiées au support informatique d’une entreprise : en cas de difficulté, les salariés appellent le standard informatique, puis une personne du support se charge de la demande en prenant directement le contrôle du poste du salarié. Cela ne nécessite pas de présence physique dans les locaux de la société. Dans de rares exceptions, le problème informatique est physique et le technicien doit alors se déplacer : il serait donc nécessaire de mettre en place un roulement (1jour par semaine ? 1 semaine par mois ?) pour qu’un technicien soit toujours disponible.

Il est clair qu’une telle évolution nécessite des aménagements importants, à la fois pour les salariés et pour les entreprises. Il faudrait donc revoir le code du travail dans le cas précis du télétravail :

Nous pouvons noter que des centres de télétravail existent déjà et permettent aux salariés d’évoluer dans un milieu professionnel tout en économisant du temps de trajet pour se rendre sur leur lieu de travail. Ce type d’activité reste cependant marginal.

 

Divers

Un équilibrage de la répartition de la population au sein du pays aurait d’autres avantages :

 

Publié par ideedeloi dans Economie | RSS 2.0

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